•   Mer... Mince, mince et mince!

      D'après les traces, le criminel était passé par les escaliers. Hors, Tobias l'avait bien dit tout à l'heure, ils étaient censé être fermés. Enervée, je humais l'air, me concentrant sur l'odeur du coupable. Vous savez, en tant que loup, je pouvais savoir à quoi il ressemblait, son âge, si c'était un homme ou une femme, sa façon de s'habiller. Je su donc qu'il portait des tas de vêtements et d'accessoires pour se cacher, et il avait encore l'odeur de l'acide sur lui, si bien que je ne pouvais même pas savoir si c'était un mec ou une nana. 

      En plus, si le meurtrier avait la clé des escaliers, ça signifiait qu'il pouvait venir de n'importe quel étage. Bravo la police, ils auraient quand même pu vérifier les alibis des personnes qui avaient les clé de l'escalier aussi! Et puis je l'avais bien dit que c'était con de nous soupçonner, Tobias, Liana et moi!

      Bon, calme. Je ne sais pas pourquoi l'idée d'être suspecte dans une affaire de meurtre m'énervait tant. Sans doute parce que je me savais innocente et que Kogoro Mouri, lui, sous prétexte qu'il connaissait bien l'inspecteur, n'avait pas été soupçonné, idem pour Ran et Conan. D'un autre côté, ces deux là, je les voyais mal tuer quelqu'un, faut avouer, mais même! Ran devait avoir le même âge que nous, quittes à nous soupçonner... Oh, je sais, j'arrête, mais j'y peu rien, ça m'agace.

      Donc, le criminel était passé par les escalier. Avec Conan. Et les avait refermés derrière lui. Et merde! Je jetais un coup d'oeil à l'ascenceur : toujours bloqué en bas! Ah non, il y en avait un qui montait. Euh... qui venait même carrément par ici. Re-merde! Il ne fallait pas qu'on me voit comme ça!

      Ni une ni deux, je détalais en direction de ma chambre. Dieu merci, j'avais eu la flemme de la fermer en partant! Pour une fois que ma flemmardise m'arrangeait - de la à dire qu'elle me sauvait la vie, c'était exagérer, je pense. Je m'engouffrais aussitôt à l'intérieur et démorphosais en vitesse. Désolée encore pour les curieux, je peux vraiment pas détailler maintenant, j'étais ultra pressée. En plus, heureusement, je démorphose vraiment super vite comparé aux autres. En quelques secondes, j'avais fini. J'étais un peu fatiguée, ce qui est normal, ça creuse de morphoser, mais ça allait, j'étais déjà allé plus vite.  J'hésitais à remettre mes vêtements quand quelqu'un est entré.

      -Nayla? Tu es là?

      -KYAAAAA!

      J'ai sursauté tellement fort que, je vous jure que c'est vrai, je me suis cognée la tête contre le plafond de notre chambre - aïe! - et en retombant, comme j'avais tendance à accorder à la douleur plus d'intérêt qu'elle n'en méritait, je n'ai pas préparé mon atterissage, donc mes jambes ont céder sous moi, l'une s'est tordue au passage - re-aïe! - et je me suis étalée par terre, notamment sur mon bras blessé plus tôt par les bouts de verre - re-re-aïe! Je me suis redressée en foudroyant Tobias du regard tout en me massant la tête et la jambe.

      -Bon sang, la prochaine fois que tu me refais un coup pareil, je te... grrr!

      J'avais de bonne raison d'être énervée parce que je n'arrêtais pas de sursauter dès qu'on s'approchais de moi sans bruit ces derniers temps. J'ai éloigné mon bras de ma tête pour me relevé, mais la douleur m'a fait grimacer : toutes ces galipettes avaient rouvert mes blessures, qui c'étaient refermées sans que j'y prenne garde tout à l'heure. Et je commençais à me demander si il s'agissait vraiment de simple égratignures. Je me suis relevée sous le nez de Tobias, qui hésitait visiblement entre le fou rire et l'envie de venir m'aider, mais finalement, il a éclaté de rire.

      -Faux frère! Alors?

      Je n'avais pas envie de rester trois ans bloquée là-dessus, je voulais aussi savoir ce qu'il avait découvert de son côté. En plus, j'avais honte, parce que faut pas croire la télé, les nanas ne hurlent pas toujours pour un rien, en découvrant un cadavre par exemple, même si ce cas précis n'est pas vraiment un "rien" - la preuve, hier, je l'ai vu aussi et nombre de mecs ont plus réagit que moi.

      Tobias s'est calmé avant de commencer à parler.

      -Je n'ai rien vu. J'ai démorphoser dans les toilettes et je suis remonté par l'ascenceur, pour avoir un meilleur point de vue des possibilités qu'on avait en tant qu'être humain pour ne pas être vu, mais je n'ai rien trouvé.

      -C'est normal, le rassurais-je, il est passé par les escaliers.

      -Hein? Comment tu le sais?

      -J'ai, hum, morphosé en attendant. J'aurais bien continué à suivre la piste, mais la porte est fermée, et comme la forcer n'aurait pas été très discret...

      -Merde.

      -Tu l'as dis! Qu'est-ce qu'on fait?

      -Tu ne sais pas qui a fait le coup?

      -Pas du tout. A cause de l'acide, je n'ai même pas pu savoir s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Je sais juste qu'il est vêtu pour qu'on ne sache pas à quoi il ressemble...

      Ce que je disais m'a soudain frappée comme un coup de point. Tobias a réagit plus vite que moi.

      -Si le criminel était déguisé, alors quel besoin avait-il d'enlever Conan?

      -Parce qu'il risquait de nous alerter et qu'il aurait été mal face à deux adolescents?

      -Euh... Sans vouloir te vexer, les adultes, surtout les criminels, craignent rarement les ados comme nous.

      -Pas toujours.

      -D'accord, soit. Mais alors, il pouvait très bien laisser Conan là si il n'avait rien vu, pourquoi l'avoir emmené?

      -Ben... J'en sais rien.

      Honnêtement, c'était vrai. Je croyais que Conan avait vu quelque chose qu'il n'aurait pas du voir. Est-ce que le coupable avait enlevé son attiral pour respirer un peu? Parce que l'acide, ça sent vraiment, et c'est pas agréable du tout, je le sais.

      -Bon, on va descendre! On va morphoser, on finira bien par trouver quelque chose!

      -Euh... Tu ne préfères pas passer par l'ascenceur, tout simplement?

      -Dans cette tenue? En plus, le criminel évitera de se faire voir. Ce qu'il nous faut, c'est un moyen de pénétrer dans les escaliers pour pouvoir suivre sa piste, et si on trouve un individu louche en cours de route, c'est pas plus mal. On peut voir l'intérieur des ascenceurs depuis l'extérieur, mais pas des escaliers, va savoir pourquoi d'ailleurs...

      -Les escaliers sont au centre de l'hôtel.

      -Ah. Bah on a pas l'architecte avec nous, alors... Et puis tu me vois me balader dans cette tenue?

      Tobias baissa la tête sur ma tenue d'Animorph. C'était une tenue moulante, T-shirt et short de sport, je me ferais remarquer en circulant comme ça dans l'hôtel, c'était obligé. Il hocha la tête.

      -Tu as raison, on sera plus efficace morphosés.

      On est sortit tous les deux. J'ai pris les vêtements que Tobias a laissé tout à l'heure pour morphosé et les ai mis dans la chambre aussi, donc on était tous les deux en tenue d'Animorphs. Je m'assurais en regardant les ascenceurs que personne n'arrivait, puis me re-dirigea vers les escaliers de secours. Toujours personne, mais j'entendais du bruit en dessous, on avait intérêt à se magner.

      -Allez, on y va, vite!

      On a commencé à morphoser. Sauf qu'on ne faisait pas exactement la même chose. Moi, je morphosais vraiment, je quittais mon corps pour prendre celui d'un autre animal, un faucon pélerin dans mon cas. Tobias, lui démorphosait. Il quittait son corps humains, qui avait été le sien avant, pour prendre celui d'un faucon à queue rousse, celui quand lequel il était désormais piéger. Et il s'y était habitué, il serait sans doute toujours un mélange de faucon et d'humain maintenant. Je trouvais ça triste.

      Comme d'habitude, je terminais largement avant Tobias, même si démorphoser était toujours plus rapide que morphoser et donc que logiquement, il aurait du finir avant moi. Ha, j'adore cette rapidité! Je battis des ailes pour gagner l'air libre, et là, je n'avais plus qu'à me laisser porter, vu que j'étais déjà tout en haut. C'était à la fois génial, parce que je volais, que c'était une sensation merveilleuse et que je n'avait pas à m'épuiser pour prendre de l'altitude, mais en même temps, j'avais de ces trouilles chaque fois que je devais me jeter dans le vide! Heureusement, l'esprit de l'oiseau était présent, et lui, il n'était pas impressionné du tout. C'était sa vie, son univers, il était chez lui dans les airs. Et heureusement qu'il était là parfois parce que sinon, j'aurais des difficultés à voler efficacement. Lors d'un piqué, par exemple, je laisse l'esprit de l'oiseau faire parce qu'évidemment, il s'y connait mieux que moi en la matière! Mais là, j'avais besoin de savoir où j'allais. Tobias m'a vite rejoind et, comme d'habitude, je me sentais balourde dans les airs à côté de lui. Je vous l'ai dis, ça fait longtemps que Tobias a été piégé, il considère désormais ce corps comme le sien, et si il fait souvent maladroit dans son corps humain, quand il est faucon, c'est un vrai pro, il vole vraiment bien. Moi même je commence à avoir une certaine expérience, mais, hum, ce n'est pas comparable.

      < Et maintenant? > Me demanda Tobias.

      J'avoue que je me sentais un peu débile. J'avais très envie de voler donc j'avais opté sans réfléchir pour cette option, mais comment rejoindre le coeur d'un bâtiment quand on est oiseau? Hum hum...

      < Ben on descend, et on cherche un individu louche. >

      C'est dommage que les rapaces ne possèdent pas le sens de l'odorat, sinon, il aurait suffit de chercher quelqu'un qui sente l'acide.

      < Tu sais, il a pu se changer. >

      < Je sais, mais dès qu'on sera descendu, il suffira de piquer la clé des escaliers dans le coin du personnel et le reste devrait être facile. >

      < Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que se sera moins facile qu'on ne le croit? >

      < C'est bizarre, j'ai la même impression. >

      Il faut avouer aussi qu'à chaque fois qu'on baissait un peu notre garde, un truc énorme nous tombait dessus, alors à force, on était devenu un peu paranos.


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  •   Si quelque chose peut surprendre, c'est bien ça : de découvrir à quel point un sens humain peu, quand il est quelque chose comme mille fois plus développé que le nôtre, être utile. C'est le cas de l'odorat du loup : incroyable! Non, c'est impossible que vous compreniez en l'expliquant avec des mots humains, trop faibles, trop imprécis pour qualifier ce que je ressentais en ce moment. D'un côté, il y avait le loup, pas plus surpris que ça vu qu'il sens toujours le monde avec une telle précision. Mais mon côté humain, lui, reste toujours sur le cul devant une telle puissance de l'odorat. Une fois ma chambre fermée - désolée de ne pas avoir détaillé la transformation pour les curieux, mais de une c'est déstabilisant et pas toujours très beau à voir, et de deux, je suis pressée - je suis allée dans le couloir, et aussitôt arrivée sur les lieux de la disparition, j'ai compris ce qui c'était passé. Y'a rien à dire, c'est vraiment dommage que les humains n'aient pas l'odorat des loups, ils n'auraient plus besoin de policiers. Enfin non, je ne suis pas sûre que j'apprécierais, mais c'est clair qu'à côté, les plus grands experts de la police ont l'air ridiculs avec leur matériel, comparé à toutes les infos que peu avoir le loup en quelques secondes seulement. Quoi, quelques secondes? D'accord, une fraction de seconde. Le loup est aussi un animal rapide, efficace.

    Bon, calmos! Je ne suis pas ici pour chasser! Alors, il faut que j'analyse un peu ce que je sens, parce que si il n'y avait que mon esprit humain, je ne m'en sortirais pas, et avec celui du loup, ce n'est pas forcemment évident non plus : figurez vous qu'il ne connait pas la plupart des odeurs qu'il sent ici. Normal, un loup, c'est sauvage, pas citadin. M'enfin, sur le coup, j'avoue que ça m'aurais arrangé d'avoir plutôt une animorphe de chien, pour la discrétion et pour éviter ce genre de désagrément.

    D'après ce que je sens, le coupable - ne me demandez pas qui c'est, l'odeur de l'acide brouille presque tout - a d'abord saccagé la chambre après notre départ. En fait, il était dans la chambre de Kogoro Mouri et s'est planqué dans un couloir quand on est passés - y'a plein de couloirs ici, c'est grand - puis il est allé s'occuper de la scène de crime en quatrième vitesse. Conan l'a entendu y aller, ou vu, j'en sais rien - faut pas exagérer non plus, j'peux pas tout savoir, et je l'ai dis, l'acide me gênait vraiment - et il s'est fait neutraliser par un Taser. Ca, par contre, j'en suis sûr, c'est pour ça d'ailleurs qu'il a crié, ça fait mal ces trucs là. Ensuite, le criminel l'a pris avec lui et l'a emmené. Je suivis les traces en me rendant compte qu'elles finissaient pas rejoindre celles qu'il avait laissé en arrivant.

    Encore quelques mètres, et je m'arrêtais. Mince! Mais comment avaient-ils pu passer par là?


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  •   -Bon sang, c'est bien notre veine ça. Où est-ce qu'il a bien pu aller?

      J'avoue que j'étais assez énervée sur le coup. Vous comprenez, ça me faisait me sentir mal vis à vis de Ran. J'aurais franchement honte si je devais venir la voir pour lui dire "Ecoute, je sais que j'étais sensée le surveiller, mais bon, il a quand même disparu". Moi, quelqu'un me ferait ça, j'aurais plus confiance.

      Peut-être que justement, on ne pouvait pas me faire confiance?

      Non! Je suis une Animorph en plus! Bon sang, il ne peut pas avoir disparu! Je revins sur mes pas en veillant à ne pas marcher dans l'acide (ou si s'en est pas, ça ressemble beaucoup, c'était en train de tout ronger) en appelant :

      -Conan? Tu m'entends? Si oui, t'a intérêt à répondre. Si jamais c'est une blague, tu le regretteras toute ta vie!

      Pas de réponse. J'aurais été surprise que ça soit le cas. Tobias me regardait avec une expression indéchiffrable, comme ça lui arrive encore régulièrement.

      -Je ne pense pas qu'il soit du genre à jouer à cache-cache, fit-il remarquer.

      Je hochais la tête.

      -Je suis d'accord, mais dans ce cas, j'aimerais  bien savoir où il est.

      -Tu n'as pas déjà une petite idée?

      Je m'arrêtais, gênée. J'en avait bien une. Mais ça impliquait que la personne qui avait ravagé l'appartement de Kogoro Mouri et qui avait mis la scène de crime dans cet état soit impliqué, donc que l'enfant soit en danger. Donc j'adorerais que ce ne soit pas ça.

      En effet, si Tobias n'avait rien entendu quand il était allé à l'entrée de leur appart', c'était que le coupable avait déjà fini. Même avec ce qu'il qualifiait de "faible ouïe humaine", on entend sans problème quand quelqu'un met le bazard dans une pièce. C'est évident, quand on voit le résultat et qu'on sait que la porte était ouverte. Le responsable avait dû attendre qu'on le remarque pour s'occuper du lieu du meurtre, puis il était revenu par ici pour X raison. Conan l'avait remarqué, je suppose que c'est pour ça qu'il était sorti. Et le coupable l'aurait... Hum, neutralisé. Je ne vois pas pourquoi il aurait disparu sinon.

      Par neutralisé, j'entend évidemment quelque chose du style mis K.O. Sinon, on aurait retrouvé des traces, du sang. Son corps. Rien. Donc, logiquement, il était vivant. En danger mais vivant. Et je ne le voyais pas trop non plus se laisser faire sans réagir.

      Je me tournais vers Tobias.

      -Vu le temps qu'on a passé ici, le meurtrier - car c'est sûrement lui, qui d'autre - a pu avoir le temps de prendre les ascenceurs. Tu pourrais descendre et vérifier qui en descend? Aucune des personnes qui étaient présentes n'ont de connaissance dans le reste de l'hôtel. Il faudrait chercher quelqu'un qui descend, avec quelque chose de suspect.

      -Genre un gros sac, compris mon frère. Mais comment tu veux que j'arrive en bas avant lui?

      -Démorphose.

      Il en resta bouche-bée tellement c'était évident. Il se précipita aussitôt du côté de la fenêtre.

      -Parfait, c'est la pause des ouvriers, fit-il.

      Je vous rassure, malgré ça, il restait impossible d'emprunter les escaliers de secours. Vraiment.

      Tobias ouvrit la fenêtre et commença à démorphoser. J'ai l'impression que, malgré l'habitude qu'il avait un peu reprise d'être humain, il était content de redevenir faucon.

      -Je m'occupe de surveiller, annonçais-je. Après, j'irais me poster devant l'ascenceur, au cas où. Surtout, regarde bien, puis essaie d'avertir Liana pour qu'elle monte, et reviens me dire en parole mentale ce que tu as trouvé. Si tu as besoin d'aide par exemple.

      Tobias était presque déjà redevenu faucon. Il faut dire que ça va plus vite quand c'est pour retrouver son corps d'origine, et il se dépêchait.

      Vous savez, voir quelqu'un morphoser, c'est très surprenant. J'avais d'autre chose en tête, mais ça me fait toujours bizarre de voir mon frère changer et se distordre pour devenir un rapace. J'ai toujours un peu de mal à me dire que c'est son vrai corps maintenant. Que c'est comme ça qu'il vit.

      Dès qu'il eut terminé et qu'il fut dans les airs, il piqua vers le bas de l'hôtel. Je m'arrachais à la fenêtre pour aller du côté des ascenceurs.

      Evidemment, il n'y avait personne. Ce n'était pas un moment de la journée où il y avait beaucoup d'aller et retour. Et si le criminel avait voulu fuir, il l'aurait déjà fait. Mais sait-on jamais.

      Le couloir désert me donna envie de morphoser. Je sais, c'est pas très prudent, mais avec une animorphe de loup, je pourrais tout de suite savoir ce qui c'était passé et où chercher. C'est l'idéal pour ce genre d'enquête. En plus, mes animorphes de loup pouvaient passer pour des chiens, surtout celui d'Europe, car certaines races sont croisées et donc ressemble beaucoup à leur cousin sauvage. Evidemment, un spécialiste devrait faire la différence, mais ça serait vraiment pas de bol d'en croiser un.

      D'un autre côté, c'était dangereux de morphoser ici. Si jamais quelqu'un arrivait... Et puis zut. J'ai abandonné ma surveillance et je suis allé dans ma chambre. Je laissais la porte ouverte : ce n'est pas pratique d'ouvrir une porte avec des pattes. Pour la fermer, il me suffirait de pousser, ça se vérouille automatiquement.

      Une fois à l'intérieur, je pouvais morphoser sans inquiétude. J'enlevais aussi tout ce qui n'était pas ma tenue d'animorph, soit des vêtements amples. Je ne peux morphoser que des vêtements qui collent à la peau. Par contre, je gardais quand même le passe de la chambre dans une poche serrée de mon short. On ne sait jamais.

      Là-dessus, je ne concentrais sur le loup d'Europe.


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  •   -Eh, attend Conan, je me suis préparée pour un voyage touristique au Japon pas pour un marathon!

      Tobias, qui courait derrière moi, éclata de rire. Nous passâmes juste à côté de Kogoro Mouri et j'eu à mon tour envie de rire en voyant la tête qu'il faisait face à Liana qui essayait de lui parler.

      -Bon courage ma vieille! Lui lançais-je au passage.

      Elle me jeta un regard noir qui se transforma en surprise.

      -Vous allez où?

      -On suit un autre détective!

      Sur ce, j'accélérais, car Conan allait finir par nous semer. Tobias arriva à mon niveau et commenta en souriant :

      -Tu es sûre que ce n'est pas un peu exagérer de dire que ce môme est détective?

      -Y'a pire. Tu as vu un peu comment il était hier, lors de la découverte du corps? Exactement comme Kogoro Mouri!

      -Je crois qu'il le copie, c'est tout.

      -Mouais. Alors explique moi pourquoi il parle anglais et pas le détective.

      -Tu parles bien français et anglais couramment, et ce depuis que tu es petite, non?

      -Ca va, j'ai rien dit... Bord... Bon sang, Conan, Ran t'a dit de rester avec nous, comment tu veux qu'on te surveille si tu te barres?

      L'enfant s'arrêta près des ascenceurs. Je m'arrêtais en réalisant un truc.

      -Je l'aime bien cette Ran. Elle m'a fait confiance alors qu'elle ne me connait pas et que je suis suspectée de meurtre, même si je ne suis pas la suspecte numéro 1.

      -Moi, j'appelles ça être à la limite de l'inconscience, commenta Tobias.

      -Comment ça? Elle a parfaitement raison de nous faire confiance!

      -A nous, oui, mais tous le monde n'est pas un ange.

      -Ca, je le sais, grognais-je.

      Conan avait déjà appelé l'ascenceur, mais malgré qu'il ai le dos tourné, je suis prête à parier qu'il nous écoutait. Lui non plus, ça ne lui faisait rien d'être avec deux suspects potentiels. Quelque part, ça me rassurait. Je ne sais pas pourquoi, et même si je l'avais toujours vu dans les séries policière, ça me choquait, en quelque sorte, que le commissaire nous considère comme des suspects.

      Nous sommes donc remontés jusqu'à l'étage où avait eu lieu le crime. Je crois que j'ai oublié de vous dire un truc : au moment du crime, l'ascenceur était bloqué aux autres étages, parfois par des gens qui se disputaient pour y monter et à un autre parce qu'il avait été bloqué par erreur, et compagnie. Les escaliers de secours étaient en réparation à ce niveau, donc inutilisables et les autres escaliers étaient fermés pour entretien. Et comme le corps avait été découvert rapidement, l'assassin était forcemment quelqu'un de cet étage, et il n'y avait personne des autres étages d'après l'enquête. Ceux qui étaient considérés comme suspects étaient les personnes présentes à l'étage à ce moment, et seule ou avec des proches. Je remarquais quand même que Kogoro Mouri était justement avec ses proches, mais qu'il n'était pas suspecté pour autant.

      En sortant de l'ascenceur, je m'étirais en baillant et m'atirait des regard surpris, voir scandalisés, des autres clients. Je suppose que c'est pas très poli de faire ça, mais bon, je n'applique que les règles de la politesse que j'aime qu'on m'applique. Enfin, presque.

      -Laisse moi deviner, tu veux retourner sur les lieux du crime?

      -Bingo. Les policiers ont tout inspecté, mais je n'ai pas pu observer tranquille.

      -Ah d'accord, s'amusa Tobias.

      Conan se mit en marche et nous nous mîmes à le suivre. Une fois arrivés, nous passâmes sans aucune gêne le cordon de sécurité qui maintenait la scène du crime. Enfin, Conan se retourna vers nous, surpris.

      -Vous ne m'empêchez pas de venir?

      -Pourquoi on le ferait? J'ai vu hier que tu avais des gants. Et puis on est là, il ne peut rien t'arriver!

      Tobias leva les yeux au ciel d'une manière si convainquante qu'il n'eut même pas besoin d'ajouter "ben voyons".

      -Je me demande si, dans ton cas, il ne vaudrait pas mieux que se soit Conan qui te surveille.

      -Eh!

      L'enfant éclata de rire, enfila ses gants et entra dans la chambre de la victime sans d'avantage s'intéresser à l'endroit où elle avait trouvé la mort. Je le regardais faire, stupéfaite.

      -Tu vas quand même pas me dire que c'est un gosse ordinaire? Dis-je à Tobias.

      -N'exagère pas. Il est un peu bizarre, c'est vrai, mais sans plus.

      -Ah bon.

      J'entrais à mon tour et enfilant les mêmes gants transparents que Conan. Mon frère me regarda faire avec surprise.

      -Où est-ce que tu les as trouvé?

      -Je les ai piqué à la police scientifique quand elle est venue.

      Il en resta sans voix, et j'en profitais pour retrouver Conan à l'intérieur.

      -Alors, tu as trouvé quelque chose?

      -Pas encore...

      Mais j'étais tombé net en arrêt. Conan avait... je ne sais pas trop comment l'expliquer. Il avait un air sérieux et concentré qu'on ne trouve pas chez les enfant, mais qui me faisait plutôt penser à Kogoro Mouri. Aux adultes. A un vrai détective.

      -Ok... murmurais-je pour moi-même. Et je fais quoi moi?

      J'avais parlé en français pour être sûre que personne ne me comprendrais. Je jetais un coup d'oeil autour de moi, mais mon regard fut automatiquement attiré par l'enfant.

      Conan inspectait la pièce avec méthode et avec une concentration surprenante. Je me sentais assez inutile et bête, en comparaison, plantée au milieu. C'est le moment que choisit Tobias pour nous rejoindre.

      -Tu as l'air de participer activement! Ricana-t-il.

      -Oh, ça va...

      Je quittais Conan du regard pour me tourner vers lui, et je remarquais qu'il avait aussi des gants.

      -Je les ai empruntés dans la chambre de Kogoro Mouri, explica-t-il en souriant. La porte était restée ouverte et ils étaient à l'entrée, alors je les ai pris et j'ai fermé, je les lui rendrais plus tard.

      Conan se retourna aussitôt vers nous.

      -La porte de notre chambre était ouverte?

      -C'est ça, approuva mon frère. Pourquoi?

      -Il l'a bien fermée en partant, j'en suis sûr, nous étions tous ensemble, déclara-t-il. Et personne n'y est retourné ensuite...

      -Peut-être que c'est le personnel? Proposais-je.

      Le garçon ne m'écouta pas et sortit.

      -C'est vrai qu'il est très étrange pour un gosse, admit Tobias.

      -Ah, tu vois?

      Il se passa de commentaire et suivit Conan. Je lui emboîtais le pas et rattrapais Conan alors qu'il passait devant les ascenceurs. Enfin, il prit la carte qui permettait d'ouvrir les chambres et l'introduit dans la porte de la sienne (il partageait sa chambre avec Kogoro Mouri et Ran). Nous sommes entrés et j'ai tâtonné dans le noir pour trouver l'interrupteur. Je savais déjà que nous allions trouver quelque chose de spécial. Un pressentiment, vous voyez. Et les miens sont parfois justes. Assez souvent même.

      -Ah bah mince. Fis-je lorsque la lumière s'alluma.

      -Qu'est-ce que... S'étonna Conan.

      La chambre était sans dessus dessous. Et quand je dis ça, c'est que quelqu'un c'était vraiment défoulé ici. Je ne sais pas si il cherchait quelque chose en particulier ou si il avait tout mit en bazar pour le plaisir, mais en tous car, il n'avait rien oublié.

      -Dis-moi Conan, est-ce que détective est un métier qui attire beaucoup d'ennemis? Demanda Tobias.

      Mais Conan était déjà au milieu de la pièce et observait le fouillit. Il cherchait sans doute à savoir si la personne qui avait fait ça voulait juste faire peur ou si elle cherchait vraiment quelque chose. Puis, soudain, il ressortit dans le couloir.

      -Conan, attend! Qu'est-ce qu'il y a?

      Je me suis retournée pour le suivre, mais je suis rentrée en plein dans Tobias qui c'était retourné pour suivre l'enfant des yeux. Nous sommes tombés dans le fratras, et comme j'ai beaucoup de chance, je me suis bien écorché le bras sur les bouts de verre d'un tableau décoratif.

      -Aïe! Pourquoi ça n'arrive qu'à moi?

      Je regardais Tobias, qui était tombé sur les vêtements et n'avait rien du tout. Il s'approcha, l'air inquiet - il avait pratiquement repris l'habitude de manifester des émotions, en particulier parce que sinon, on le trouvait bizarre - pour regarder mon bras. Je le rassurais :

      -Ca va, c'est pas grand chose...

      Un cri m'interrompit. J'étais sûre d'avoir reconnu la voix de Conan. J'échangeais un regard avec Tobias.

      -Merde!

      Nous nous sommes précipités dans le couloir, puis nous avons foncé vers les ascenceurs. Il n'y avait personne. Quand j'arrivais à la scène de crime, je remarquais qu'elle avait aussi été saccagée, mais moins que la chambre du détective Mouri. En revanche, le coupable avait balancé de l'acide un peu partout et ça empestait. J'y ouvrir la fenêtre au bout du couloir en évident prudemment la flaque qui ne me paraissait pas rassurante.

      -Conan? Appelais-je, hésitante.

      Pas de réponse. Est-ce qu'il était entré? Non, il était plus près quand il avait crié.

      Tobias me rejoind.

      -J'ai bien regardé, les ascenceurs sont tous plus bas, et la porte des escaliers est verrouillée.

      -Ca, c'est normal, c'est le fait de la police, je sais plus pourquoi.

      J'y voir du côté de l'escalier de secours.

      -Il y a toujours des travaux, annoncais-je. Il n'y avait aucune porte de chambre ouverte?

      -Non. Je crois que depuis le meurtre, les clients essaient de rester le moins possible ici.

      -Merde! Jurais-je. Où est-ce qu'il est passé?


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  • -Nous avons donc 6 suspects, annonca l'inspecteur. Les trois adolescents qui ont leur chambre un peu plus loin au même étage ainsi que trois autres personnes seules et sans alibi.

    Je levais les yeux au ciel.

    -Ce qu'il est con cet inspecteur! Commentais-je. On s'est fourni des alibis, on jouait à se balancer des cousins au moment du meurtre!

    Liana me fusilla du regard.

    -Quoi? Il ne comprend pas plus l'anglais que Kogoro Mouri!

    -Même! Et c'est normal que nos alibis ne tiennent pas, nous sommes tous de la même famille!

    -Ok, si tu veux, alors quel serait notre mobile? On est arrivés ici il y a tout juste une semaine! Et puis aucun d'entre nous ne serait assez cinglé pour avoir fait ça, même si Rachel avait été là!

    En effet, Rachel est une membre des Animorphs assez connue pour une certaine tendance à la violence, mais en général avec les "méchants", je vous rassure.

    -Et comment il peut le deviner? Il ne nous connait pas personnellement!

    -M'en fous, grommelais-je. J'aime pas l'idée d'être soupçonnée.

    J'étais si discrète dans mon indignation que tous le monde nous regardait, mais à part Conan, je doute que beaucoup d'entre eux comprennent ce qu'on disait. Tiens, en parlant de l'enfant.

    -Qui est cette Rachel?

    -Une amie. Mais elle non plus n'aurait pas pu commettre ce meurtre, si c'est à ça que tu pense.

    J'avais été un peu plus agressive que je ne le voulais.

    -J'ai rien dit! S'exclama-t-il.

    Je grommelais à nouveau quelque chose pour moi-même et même Tobias parut amusé par mon comportement.

    -Quoi?

    -Rien, c'est juste que, tu n'en fais pas un peu trop?

    -Comment ça? On est soupçonnés de meurtre je te signale! Oh, j'espère qu'il ne faudra pas non plus prévenir les parents, sinon adios les vacances!

    -Parce que la présence d'un assassin ne te gêne pas?

    -Bah, pourquoi il nous attaquerait? Et puis au pire, je morphose et je lui casse la figure!

    -Nayla, ta gueule!

    -Oups...

    Conan me fixa avec un drôle d'air.

    -"Morphoser"? Qu'est-ce que c'est que ça?

    -Laisse, t'es trop jeune pour comprendre.

    Liana me lança un regard noir bien pire que ceux d'avant, et je trésaillis, mal à  l'aise.

    -Oh, ça va! Lui dis-je en français pour que personne ne comprenne.

    -Non, ça ne va pas! Imagine qu'il y ai des Contrôleurs! On est dans un hôtel spécial pour les étrangers je te rappelle!

    -Et alors? Ils ne peuvent pas amener de bassin yirk portatif ici!

    Je crois qu'une petite explication s'impose : les andalites, c'est un peu les gentils, mais il y a aussi les yirks, les méchants. Figurez-vous qu'on est envahis par eux, et je vous assure que c'est mortellement sérieux. Vous voyez, si personne n'en sait rien, c'est parce qu'ils sont déjà très implantés sur Terre, principalement aux Etats-Unis. Et, vous voyez, les yirks sont comme des limaces. A priori, ils sont inoffensifs, sauf qu'ils peuvent vous contrôler. Ils entrent par l'oreille, se tortillent jusqu'à votre cerveau et ils en prennent le contrôle. Un yirk par hôte, donc par corps. Une fois qu'il y en a un dans votre tête, vous êtes perdus, il contrôle tout. De la direction de votre regard au moindre de votre mouvement. Et lorsqu'il projete de mettre un yirk dans la tête de vos proches, vous ne pouvez rien faire pour les avertir, car il lit vos souvenirs, il vous imite à la perfection et vous devenez le témoin impuissant de l'usage qu'il fait de votre corps. Un contrôleur, c'est une personne contrôlée par un yirk. Leur point faible, c'est que tous les trois jours, ils doivent se rendre au bassin yirk, pour se nourrir. Bon, ils ne mangent pas tout à fait comme nous, pas du tout en fait, mais ça leur est aussi vital qu'à nous. Heureusement, un bassin yirk passe plutôt difficilement inaperçut, et il a besoin d'un élément essentiel pour fonctionner : le Kandrona. En bref, transporter tout ça ne peut pas se faire en toute discrétion, à moins d'avoir d'autres Contrôleurs pour dissimuler un bassin yirk portatif.

    Voilà, maintenant, vous savez le principal, on peut continuer.

    -Alors, on fait quoi maintenant? Demandais-je en japonais en direction des policiers.

    -Vous pouvez retourner dans vos chambres, mais restez à la disposition de la police, et prenez garde, l'assassin est toujours en liberté!

    J'ouvris la bouche, puis la fermait. J'aurais bien aimé connaître les détails de la mort, les indices et tout ça, mais mon niveau de japonais n'était pas assez bon pour tenir ce genre de conversation, je devrais d'abord étudier le vocabulaire où alors je ne comprendrais rien à la réponse et je pourrais à peine poser les questions que je veux.

    -Bon, vous venez? Ai-je lancé à Tobias et Liana.

    Au fait, c'était le lendemain du soir du meurtre.

    -Où va-t-on? Demanda mon frère.

    -Aucune idée. On va se ballader comme si de rien n'était? On reste à l'hôtel? On joue aux détectives? Au choix!

    Liana sourit devant les possibilités.

    -On pourrait aider le détective Mouri, qu'en dis-tu?

    -Aïe, j'aurais dû m'en douter! Gémis-je.

    -Arrête, ça peu être intéressant!

    -Ouais, génial, et comment on va faire pour se faire comprendre? Tu as peut-être un meilleur niveau que nous, tu ne parles pas non plus couramment!

    -Et alors, on va improviser!

    Aussitôt dit, aussitôt fait, Liana courut vers Kogoro Mouri tandis que je restais au même endroit à soupirer, mi amusée, mi agacée.

    -Elle ne changera vraiment jamais!

    J'aperçus alors Tobias, toujours à côté de moi.

    -Alors, c'est mieux de nous suivre comme ça, non? Demandais-je, soudain hésitante.

    Ca faisait après tout une semaine qu'il nous suivait en animorphe humaine. Il hocha les épaules et répondit :

    -Mes ailes me manque un peu, mais il faut avouer que c'est sympa. Ca fait du bien de redevenir comme avant, et avec vous, c'est...

    Il parut soudain gêné et termina par un "Merci" timide. J'eu un sourire radieux.

    -De rien! Sinon, que fait-on?

    -On a pas trop le choix, non? Il faut suivre Liana.

    -Pas vraiment, on peut faire autre chose. Je n'ai pas envie de le suivre, moi!

    Une dispute me fit tourner la tête, et mon visage s'illumina. Ran, la fille du détective Mouri (j'avais réussi à connaître et retenir sons nom! Et les noms japonais, c'est assez difficile à retenir quand on a pas l'habitude) était en train de disputer Conan qui, de toute évidence, voulait encore jouer au détective. Elle parlait de danger, de ne pas devoir traîner tout seul et d'autres trucs dans le style. Je m'approchais et proposais en japonais :

    -Si vous voulez, on peut rester avec lui, on le surveillera!

    Ran leva un visage hésitant vers nous.

    -Vous feriez ça? Vous êtes sûr que ça ne vous gêne pas?

    -Bien sûr, puisque je le propose!

    -Dans ce cas, je veux bien, fit Ran. Merci beaucoup! Et toi, Conan-kun, tu ne les quitte pas, d'accord?

    Je suppose qu'elle lui a fait toute une série de recommandations, et je vis nettement qu'elles barbaient l'enfant. Enfin, nous nous éloignâmes.

    -Pourquoi vouloir rester avec un enfant? Demanda Tobias, surpris.

    -Parce que lui, au moins, il parle anglais! Pas vrai, Conan?

    -Hein?

    Tobias jeta un coup d'oeil curieux vers l'enfant. Conan en profita pour demander :

    -Vous êtes vraiment frères et soeurs? Vous ne vous ressemblez pas beaucoup.

    Je souris. Tobias, de son côté, se redressa.

    -En effet, ça sera plus simple que de rester avec un japonais!

    Je m'accroupis au niveau de Conan et lui demandais avec un air de conspirateur.

    -Tu pourrais nous aider à progresser en japonais? Comme ça, Liana sera jalouse!

    Il eu l'air surpris, mais acquieça.

    -D'accord, pas de problème!

    -Bon, et sinon, tu as déjà un endroit où commencer tes recherches?

    L'enfant hocha la tête.

    -Bien sûr! Suivez-moi.


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